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PORTRAITS DES COOPÉRATEURS DE NOUVELLE-AQUITAINE
Publié le 18/03/2026 dans Actualité réseau
Ne rien s’interdire : la stratégie gagnante de développement d’Erelec
Depuis qu’il est aux commandes d’Erelec, société coopérative fondée en 1994, Helder Simoes proclame qu'il n’a “pas de stratégie de développement figée. C’est l’opportunité qui fait la stratégie”.
Le prérequis à la croissance : une qualité de services irréprochable
Il y a un paramètre essentiel qui permet à la SCOP spécialisée en électricité et implantée à Boulazac en Dordogne, de perdurer : sa fiabilité et la qualité des services offerts à ses clients.
C’est ce cap que maintient Helder Simoes, à la tête de la SCOP depuis maintenant 15 ans. “Les gens extérieurs nous voient comme une entreprise de confiance et sérieuse” explique le dirigeant. “Ce qui me rend fier, c’est que l'entreprise se soit bien développée : nous avons plus de clients, notre chiffre d’affaires est passé de 3 millions d’euros il y a 15 ans”, au moment où Helder a repris la gérance, “à 7 millions aujourd'hui. On a plus que doublé notre chiffre d’affaires !”
Une belle croissance qu’il attribue au travail constant de ses collaborateurs. “La majorité des gens pense qu’on a de la chance, mais non, nous récoltons les fruits de notre travail”, souligne-t-il.
Cette implication remarquable des salariés, dont 80% sont associés, est due “à notre indépendance. On ne paie pas d’actions à des gens qu’on ne connaît pas” précise le dirigeant.
Une croissance naturelle
La SCOP s’est adaptée et s’est structurée au fil de l’eau. “On a grandi et recruté en fonction de la demande, on a fait évoluer nos collaborateurs en interne pour anticiper les départs à la retraite. On a aussi renforcé le bureau d’études, le nombre de chargés d’affaires. On compte aussi maintenant deux magasiniers.” L’évolution professionnelle est centrale chez Erelec, c’est le gage d’une progression continue.
Le dirigeant reste également à l'affût des évolutions du marché, comme ce nouveau virage pris par la coopérative vers l’énergie solaire et l’installation de panneaux photovoltaïques.
Ce nouveau service lancé il y quatre ans a permis de répondre aux sollicitations des clients d’Erelec, dans les secteurs tertiaires et industriels qui ont désormais l’obligation de s’équiper de panneaux solaires. “On a fait le choix de s’y intéresser, de se former et de qualifier l’entreprise. Ça représente désormais une bonne part de notre chiffre d’affaires” confirme Helder.
Il explique qu’il a d’abord fallu rassurer les collaborateurs de cette nouvelle intention, montrer que c’était stratégique pour la SCOP, toujours avec cette idée de conserver un fort taux de satisfaction des clients.
Le rachat : une aventure avant tout humaine
Erelec a renforcé sa croissance en faisant l’acquisition d’une autre SCOP, Electra.
Les équipes d’Erelec se sont d’abord associées à celles d’Electra, basée à la Rochelle, dans le but d’honorer un chantier important sur l'Île-de-Ré.
Le courant est si bien passé entre les deux dirigeants, que Patrick Thomassin, alors en fin de carrière, a proposé à Helder Simoes de racheter les parts de sa société en 2020. Une reprise rendue possible grâce au modèle coopératif partagé.
“Et l’aventure s’est lancée, comme ça !” se rappelle Helder qui confirme que l’opportunité est née d’une belle rencontre entre lui et Patrick. “Tout a bien fonctionné, on avait déjà des clients dans le secteur, c’était naturel. J’y vais tous les quinze jours au minimum, ce sont des collègues à 100% comme les autres.”
Quand Helder Simoes évoque les cinq prochaines années de la SCOP, il ouvre le champs des possibles : “nous n’avons pas prévu d’ouvrir une autre agence mais on ne s’interdit rien.”
En revanche, il parle volontiers du besoin de poser une stratégie sur le moyen terme pour anticiper au mieux la transition de la gérance, lorsque lui, passera le flambeau.
Propos recueillis par :
Lucie Pezavant
Associée de Cosme - Collectif coopératif de freelances
